Bonne question n’est-ce pas ? Car force est de constater qu’aujourd’hui, tout le monde utilise le terme de « durable », parfois à tort à et à travers, au risque de le vider de son sens. Il importe donc de revenir sur quelques fondamentaux.

Une approche globale

L’agriculture durable est avant tout la déclinaison agricole du concept de développement durable qui s’appuie sur 27 principes définis à Rio de Janeiro en 1992 et ratifiés par 174 pays.
Se revendiquer de l’agriculture durable c’est donc prendre en compte simultanément les 27 principes. Une approche globale qui associe quatre dimensions essentielles :

  • l’efficience économique,
  • l’équité sociale,
  • la protection de l’environnement,
  • une gouvernance fondée sur l’éthique, le respect mutuel et la gestion participative.

Cela suppose un changement radical dans notre façon de penser le développement : par une approche globale et multi-factorielle.

Des objectifs concrets

Au-delà du concept théorique l’agriculture durable se traduit en de multiples objectifs concrets. Loin d’être exhaustif, le tableau présente quelques éléments essentiels à prendre en compte

Economiques

Sociaux

Environnementaux

  • systèmes de production autonomes et économes
  • revenus décents
  • recherche de valeur ajoutée
  • système diversifié
  • partage des richesses (droits à produire)
  • partage du pouvoir de décision
  • solidarité entre paysans, régions et pays
  • fermes à taile humaine facilement transmissibles
  • qualité de vie (temps libre)
  • préservation de la qualité des sols, paysages, biodiversité, qualité de l'eau

 

Une démarche d’amélioration continue

C’est un élément essentiel qui découle du concept de développement durable.

L’agriculture durable s’apparente plus à un cap, un horizon vers lequel tendre plutôt qu’à une situation statique…  C’est un cheminement vers un « mieux » plutôt qu’une fin en soi.

Il est donc plus juste de dire « Je m’engage dans … », ou « je progresse vers…» plutôt que « je suis passé en durable ».
L’agriculture durable ne peut donc se réduire à un label ou à un cahier des charges.

Elle implique de continuer à s’interroger sur ses pratiques, à réfléchir et à se former pour s’améliorer.


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Pour en savoir plus

 

Consulter le socle commun de la durabilité rédigé par les membres d’INPACT.
Lien vers le site InPact national
Lien vers le Site Internet du RAD Grand Ouest