Aujourd'hui, la loi française confirme l'exemption européenne des petits agriculteurs. Est considéré en France comme petit agriculteur, auquel on rembourse la CVO blé tendre, celui qui produit moins de 92 tonnes de céréales. Ce qui fait + ou - 15 ha de céréales suivant les régions, alors qu'en Pologne on reste petit agriculteur jusqu'à 25 ha de céréales, soit plus des 3/4 des paysans polonais.

==> Comment se fera le calcul lorsque la totalité des 21 espèces céréalières et fourragères seront taxées ? Si on compte 92 tonnes de céréales ou équivalents (en cultures fourragères), il y aura beaucoup moins de petits agriculteurs à l'arrivée.

Par ailleurs, l'ESA (assoc. semenciers européens) demande clairement la suppression de cette exonération dans le cadre de la réforme du COV européen.

Qu'est-ce que l'agriculture durable ?

Bonne question n’est-ce pas ? Car force est de constater qu’aujourd’hui, tout le monde utilise le terme de « durable », parfois à tort à et à travers, au risque de le vider de son sens. Il importe donc de revenir sur quelques fondamentaux.

Une approche globale

L’agriculture durable est avant tout la déclinaison agricole du concept de développement durable qui s’appuie sur 27 principes définis à Rio de Janeiro en 1992 et ratifiés par 174 pays.
Se revendiquer de l’agriculture durable c’est donc prendre en compte simultanément les 27 principes. Une approche globale qui associe quatre dimensions essentielles :

  • l’efficience économique,
  • l’équité sociale,
  • la protection de l’environnement,
  • une gouvernance fondée sur l’éthique, le respect mutuel et la gestion participative.

Cela suppose un changement radical dans notre façon de penser le développement : par une approche globale et multi-factorielle.

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